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Quid de l'IEHS?



1989 est une année clé : celle de la fatwa contre Salman Rushdie et le premier incident au collège de Creil avec les deux jeunes filles, non pas renvoyées du collège, mais interdites d’entrée avec leur voile.

On retrouvera ces deux collégiennes l’année suivante à l’IESH (Institut européen des sciences humaines), "réfugiées" à Saint-Léger-de-Fougeret, près de Château-Chinon, qui vient d’ouvrir ses portes. J’ai à l’époque écrit, sur la foi de documents sûrs, un article affirmant que cet institut était financé par les Frères musulmans. Article qui n’a bien évidemment fait l’objet d’aucun droit de réponse et encore moins de plainte.

Cet institut est censé, selon un récent reportage de France info, de former des imams français. Or, dans Passion arabe, de Gilles Kepel, il raconte un débat auquel il participe sur Aljzeera au Caire en avril 2011 : « J’y retrouve Kamel Helbawi, un vieux monsieur rondouillard et jovial. Ancien porte-parole mondial des Frères musulmans, basé à Londres, il me succédera dans cette soirée d’interviews en continu. Son séjour britannique l’a amené à prendre ses distances avec l’appareil des Frères, trop autoritaire. Il m’invite chez lui, à la campagne, « pour boire du lait de bouffonne » dans son village natal. Il me présente aussi son fils, qui a étudié en France – mais à l’Institut de formation pour imams de l’UOIF – l’Union des organisations islamiques de France, créée en 1983 -, à Château-Chinon, et ne parle pas un mot de français. » Donc, formation d'imams français?

L’ancien maire d’Autun, qui était régulièrement invité à des manifestations à l’IESH, a toujours répondu qu’il irait dès qu’il serait en possession d’un audit sur la comptabilité de l’Institut. Il ne l’a jamais obtenu.

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