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Moins de chômeurs, plus de pauvres



Je suis depuis toujours énervé par les commentaires des économistes libéraux qui se gargarisent des chiffres du chômage, que ceux-ci baissent ou, au contraire, qu’ils augmentent. Ils semblent obnubilés par le niveau de l’emploi, et donc par ce que ça rapporte aux entreprises et pas aux employés. Parce que ce chiffre de l’emploi ne dit rien du niveau de vie d’un pays (on peut gagner plus en étant au chômage qu’en travaillant, par exemple).


Ce qui est signifiant, en revanche, c’est le niveau de pauvreté. Certes, la France n’est pas la plus mal placée, les pays encore plus libéraux étant loin derrière, mais, dans une économie mondialisée, chaque pays n’a que peu d’influence sur son propre taux de chômage. En revanche, ces mêmes pays, selon la politique qu’ils conduisent, ont beaucoup d’influence sur le niveau de vie : il est en effet fonction de la façon dont est redistribuée la richesse.


Si l’on considère les chiffres de l’INSEE, les derniers connus (qui ne seront vraiment officiels qu’en septembre 2020) mentionnent un taux de pauvreté en France de 14,7% en 2018. Il était de 14,1% l’année précédente. Ce qui signifie que plus de 9,3 millions de personnes sont en situation précaire (+400.000 par rapport à 2017).


Ce n’est pas tout à fait un hasard si le phénomène des gilets jaunes a pris autant d’ampleur. Il ne s’adressait pas, au début, contre un homme, mais contre une politique (pas que celle de Macron, ceux qui l’ont précédé sont responsables aussi) qui les a conduits dans une situation de plus en plus difficile à vivre.


En résumé, si demain le taux de chômage tombe à zéro, mais qu’il y a 20 millions de pauvres, les économistes libéraux continueront de se réjouir, pas les pauvres… Parce que, eux, ils font bien la différence entre ces deux indicateurs économiques !

#pauvreté

#emploi

#libéralisme

#économie

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