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Mauvais climat sur la France



Il existe une tension incontestable dans la société française, depuis plusieurs décennies, entre les citoyens de confession musulmane et « les autres ». Un point culminant a été atteint en 2015 avec les attentats que l’on sait. Depuis, chaque meurtre prétendument commis « au nom de l’Islam » intervient comme une piqûre de rappel, comme une manière d’empêcher cette tension de redescendre.

Cette situation est profondément injuste pour l’immense majorité des musulmans vivant en France ! Elle s’explique cependant, et les musulmans eux-mêmes ont une part de responsabilité. Pour un tas de raisons : ils ne sont pas organisés ; ils obéissent plus à leurs pays d’origine qu’à celui où ils vivent (là aussi, on pourrait en expliquer les raisons, mais quelles qu’elles soient, le fait est là !) ; ils ont intégré des sentiments d’agressivité de la part de l’ensemble des non-musulmans à leur égard (pour une part fantasmés !), avec à la clé un repli communautaire ; etc., etc. Résultat : leur seule visibilité est celle d’une « communauté » (alors que nous sommes bien loin d’une véritable communauté, si ce n’est d’intérêt défensif), et c'est sur cet aspect que jouent les tenants d’une politique d’exclusion à leur égard.

Pendant longtemps, le Front National a été, sinon le seul, au moins le principal parti politique à défendre une stratégie de rejet. Ouvertement, sans complexe. Au point que leurs idées ont fait tache d’huile et se sont répandues dans quasiment tous les partis de la droite traditionnelle, mais bien au-delà. A l’inverse, des partis d’extrême gauche considèrent les musulmans comme les nouveaux prolétaires. Ce qui est une aberration absolue !

Tant qu’il y avait une extrême droite, une extrême gauche, une droite conservatrice et une gauche progressiste, la situation était gérable. La preuve ? Nous avons échappé à un drame potentiel, que beaucoup craignaient en 2015 : un affrontement interreligieux, violent, qui, heureusement, ne s’est pas produit…

Aujourd’hui, ce risque de violence pointe à nouveau le bout de son nez. Pas pour les seules raisons religieuses, même si celles-ci pourraient aisément être invoquées par des factions des deux extrêmes du champ politique. Il est, par exemple, très facile de faire l’amalgame entre trafic de drogue, Arabes et, donc, musulmans… La tribune des généraux, l’appel à l’insurrection de De Villiers (n’oublions pas que ses livres se vendent à plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliers d’exemplaires…), les thèses délirantes de Zemmour sur le mâle blanc dominant (lui aussi a une audience : Le suicide français vendu à 500.000 exemplaires, 100.000 pour Destin français), celles plus pernicieuses de Houellebecq (345.000 exemplaires vendus en France) : autant de signes inquiétants.

Quel parti aura le courage, mais surtout le pouvoir de s’interposer ? Et même la volonté ? A droite, on a de plus en plus de mal à faire la distinction avec l’extrême droite. A gauche (ou ce qu’il en reste), on peut espérer, sans trop se leurrer quand même, que dans dix ans on réfléchira à la question.

Tout cela est le résultat d’une supercherie qui a pour nom Macron.

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