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Le voyou dans la malle

Dernière mise à jour : 7 janv. 2020














Finalement, Carlos Ghosn aura fait la preuve de ce qu’il est vraiment : un voyou ! Un patron ET un voyou. Il n’y a évidemment pas de pléonasme entre ces deux mots, comme en témoigne l’immense majorité des patrons, ces chefs d’entreprise, petites ou moyennes, qui galèrent pour boucler leur budget. Mais Carlos, lui, fait partie de cette petite frange de patrons qui n’en ont jamais assez, qui cherchent par tous les moyens à augmenter leurs revenus (je n’emploie pas le mot « salaire », car le salaire se mérite), leurs avantages en nature, leurs primes de toute nature. Tout cela, bien sûr, au détriment de leurs milliers d’employés dont ils ne connaissent pas le nom, ni même le travail. Ils en sont arrivés à un point tel qu’ils feraient rougir de honte des Schneider ou des de Wendel ! A ma connaissance, aucun de ces patrons du XIXe n’a jamais fui enfermé dans une malle, même lors des grèves mémorables de cette époque. Non, se faire la malle est une technique réservée aux vrais voyous, ceux qui vivent depuis toujours avec pour seul souci de fuir les pandores et la justice auxquels ils font un doigt d’honneur quand ils réussissent leur belle. Avec ce doigt, c’est un peu comme s’ils donnaient une conférence de presse pour célébrer ça…

Rien à voir avec les escapologistes qui, eux, sont des artistes. Ils ne volent pas leur public : leur art est de sortir de la malle après y être entré enchaînés. Mais, après tout, Carlos Ghosn était peut-être en sous-vêtements de cuir, attaché par des chaînes cadenassées, à l’image de Harry Houdini, celui qui a immortalisé ce numéro de magie à la fin du XIXe et qu’appréciaient sans doute MM. Schneider et de Wendel…

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