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La République, pas la religion!



Selon un sondage publié aujourd’hui par l’IFOP à l’occasion du procès des auteurs et/ou complices des attentats de 2015, plus d’un tiers des Français de confession musulmane disent faire passer leurs convictions religieuses avant les lois de la République. Si ces sondés préfèrent respecter l’interdiction de voler ou de tuer prônées par l’islam plutôt que par la République (qui prône exactement la même chose), ce n’est pas grave. S’il s’agit même d’aller chercher le savoir jusqu’en Chine et jusqu’à la dernière minute de leur vie, comme le recommande le Coran (et pas la République !), là encore, c’est très bien ! En revanche, s’il faut lapider la femme adultère plutôt qu’entamer une procédure de divorce, ou trancher la main d’un voleur plutôt que d’intenter une action en justice, ou encore considérer que, lors d’un héritage, la femme compte pour la moitié d’un homme (autant de prescriptions du Livre saint des musulmans), alors ça pose problème ! Et dans ce cas il faut encore et encore, à l’école et partout ailleurs dans la société, sans jamais céder un pouce de terrain, rappeler les valeurs de la République, celles qui font que l’on peut vivre tous ensemble, quelles que soient, justement, nos croyances philosophiques ou religieuses (je rappelle juste que 70% des Français ne croient en aucun dieu…).

Nous ne sommes pas aidés dans cette tâche par la vision totalitaire de toutes celles et tous ceux qui s’emploient à compartimenter la société, à la cloisonner, à la communautariser. Des militantes lesbiennes pour lesquelles l’hétérosexualité est une forme de traîtrise à la cause féministe aux indigénistes (les unes et les autres étant souvent engagés dans un « combat intersectionnel ») pour qui l’homme blanc est un descendant de marchand d’esclaves et/ou de colon, tout est mis en œuvre pour que le séparatisme sous toutes ses formes devienne la règle.

Nous ne sommes pas aidés non plus par la plupart de nos dirigeants politiques qui n’osent pas aborder ces questions de front, ou qui, lorsqu’ils les abordent, le font de manière biaisée. Par exemple en n’utilisant pas le bon vocabulaire. Du Liban, le président de la République a par exemple évoqué le droit au blasphème qui, a-t-il dit, est de règle dans notre République. Mais il n’y a pas de « droit au blasphème » ! Tout simplement parce que le blasphème ne s’applique qu’aux croyants ! En France, on a juste le droit de se moquer des religions, de toutes les religions, de les caricaturer. Et les convictions religieuses, quelles qu’elles soient, n’ont pas à surpasser, et encore moins à remplacer, les valeurs et les lois de la République.

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