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L'État sait plumer les pigeons



Lorsque, retraité, on se lance dans une activité d’autoentrepreneur, c’est rarement pour le seul plaisir de le faire. C’est plus souvent par nécessité, parce que le montant de la pension ne permet pas de vivre. Mais le système est ainsi fait que l’État – ce que je ne conteste pas – récupère une part du chiffre d’affaires (en moyenne 20%) sous forme de charges sociales et d’impôt. Mais, paradoxe, lorsque l’on est « en activité », c’est-à-dire avant d’être « retraité », ces charges permettent de financer les retraités et ouvrent des droits à percevoir, plus tard, une retraite soi-même. Sauf que là, pas du tout ! Ces charges-là n’ouvrent aucun droit supplémentaire au retraité autoentrepreneur. Qu’il arrête après 4, 5 ou 10 ans d’activité sous ce statut, il continuera à percevoir sa pension initiale (rappelez-vous : celle qui ne lui permet pas de vivre décemment…) et pas un centime de plus. Et donc, s’il veut vivre décemment (ce qui, après tout, est plutôt légitime), il doit poursuivre son activité ad vitam aeternam… Pas question, avec ce statut, d’âge pivot !

Je me suis livré à un petit calcul. On dénombre environ 26000 autoentrepreneurs de plus de 65 ans (ce qui fait sans doute plus de retraités autoentrepreneurs, mais limitons-nous à ce chiffre). Leur chiffre d’affaires annuel moyen est de 17.000€. Le CA total est donc d’environ 442 millions d’euros, sur lequel 20% (c’est même 22% pour la plupart des activités, 12% pour la seule vente de marchandises) sont prélevés, soit 88,4 millions d’euros.

Qui a dit qu’on ne pouvait plus trouver d’argent chez les plus aisés ?

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