Rechercher

Forêts en campagne




Souvent, pendant mes randonnées, je croise des gens, des animaux, des objets ou des paysages qui me semblent être assez symboliques de nos sociétés.

Ainsi, cette forêt de résineux (première photo) : j’ai envie de l’appeler une forêt zemmourienne. Tout est sombre, presque obscur, froid, très ordonné ; tous les arbres se ressemblent, ils paraissent être en compétition permanente pour devenir le plus grand. Au sol, rien ! Presqu’aucune autre espèce végétale n’y trouve refuge. Bref, cette forêt n’a rien d’engageant. D’autant que ces résineux ne sont pas une espèce endémique dans le Morvan. Ils y ont été implantés il y a environ un siècle, d’abord à petites doses, puis en masse. C’est plutôt paradoxal que des arbres « immigrés » soient à l’image de la pensée de Zemmour…

Un peu plus loin, on traverse cette autre forêt qui, elle, est bien ancrée dans la tradition locale : ce ne sont que des feuillus. Ils sont un peu bordéliques, ils poussent comme ils peuvent, pas un seul n’a la même taille que n’importe quel autre. Mais ça respire la lumière, le sous-bois est couvert de plantes, de mousses et de… champignons ! C’est le symbole de la vie joyeuse, un peu libertarienne, qui, en apparence, ne rapporte pas économiquement autant que l’autre. Sauf qu’il ne faut pas s’arrêter à cette première impression : le rapport est beaucoup plus important si l’on prend le temps d’attendre.

17 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout