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Des sentiers négligés



Le métier d’exploitant forestier, c’est un peu comme celui de médecin : il permet à celui qui l’exerce de vivre de son travail, mais il doit aussi être bénéfique à la communauté. Des coupes à blanc dans les forêts – même privées ! – rapportent peut-être beaucoup financièrement, mais elles sont néfastes à la vie. La responsabilité du forestier est donc de trouver un équilibre qui rapporte à tous. Si, d’un point de vue légal, les superficies pouvant être coupées obéissent à des règles, il en est une autre qui doit aussi être respectée : c’est l’entretien des chemins empruntés par les engins mécaniques.

De tout temps, nombre d’exploitants ont dû se faire tirer l’oreille pour remettre en état les sentiers qu’ils ont défoncés avec leurs tracteurs. Là encore, nous retombons dans ce fameux équilibre pour le bien commun. Les sentiers de grande randonnée, et d’autres spécifiques à telle ou telle région, dès lors qu’ils sont balisés, sont devenus une richesse pour le tourisme local. Lorsque les randonneurs trouvent des chemins complètement détruits, avec d’énormes trous qui accumulent l’eau de pluie ou celle venant des sources, la vitrine qu’offre la forêt à ces amoureux de la nature se brise. Il est dans l'intérêt des municipalités auxquelles appartiennent ces sentiers d'être beaucoup plus vigilantes ! En exigeant des exploitants qu’ils remettent en état ce qu’ils ont détruit et, en cas de refus, faire elles-mêmes les travaux nécessaires et présenter la facture à qui de droit. Sans attendre que les dégâts ne s’amplifient…

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