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Covid, le joyeux bordel



Je viens de lire le livre de Christian Perronne, Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise ? Nous sommes loin, mais vraiment très loin de l’auto-satisfecit du gouvernement. Loin de cette petite musique qui semble s’installer, selon laquelle nos dirigeants auraient tout fait pour le mieux, ou en tout cas tout ce qu’ils pouvaient. Et Arnaud Montebourg a raison d’affirmer que la gestion de la crise du Covid par la France est catastrophique.

Il me semble que, en dehors de ce que dénoncent ces deux hommes, tout a été fait de travers, qu’à l’incompréhension totale qui est la nôtre lorsqu’on n’est pas médecin, s’en ajoute une autre (et que je comprends beaucoup moins), celle de nos politiques globalement, celle des journalistes, etc. Par exemple à l’encontre du professeur Raoult. Moi non plus, comme tout le monde ou presque, je ne sais absolument pas si son traitement est efficace ou bien s’il s’agit d’une supercherie. Ce que je constate, en revanche, c’est que les accusations qui pèsent sur lui ne reposent sur rien de rationnel. Il n’aurait pas fait de tests « randomisés ». De ce que j’ai compris, il est médecin, il a été confronté à des cas de malades atteints du Covid. Il avait lu préalablement de la littérature médicale provenant de Chine et qui semblait montrer que l’hydroxychloroquine pouvait être efficace face à cette nouvelle maladie. Il a essayé avec son premier patient. Ça a marché. Oui, mais, contestent ses opposants, on ne sait pas si, sans traitement, ce malade ne serait pas sorti guéri aussi de son hôpital. OK, mais moi, en tant que malade, quand je vais consulter mon médecin, j’attends qu’il me donne un traitement. Quand il a fait son diagnostic, il me donne des médicaments. Lorsque je lis la notice en rentrant chez moi, ça ne semble pas toujours correspondre avec la maladie qu’il vient de diagnostiquer. Pourtant, jusqu’à ce jour, il m’a toujours soigné. Et je ne me pose pas la question de savoir si j'aurais été soigné de la même façon sans prendre ses médicaments!

Revenons à Raoult : d’autres malades arrivent. Il continue à leur donner son traitement. Ils sortent eux aussi guéris. Deux, trois, puis vingt-quatre, jusqu’à plusieurs centaines. Je ne comprends pas le sens des essais « randomisés » qu’on lui réclame à cor et à cri. Que ne dirait-on si, dans son groupe de malades, il avait donné un placebo à la moitié d’entre eux et qu’ils étaient morts ? N’aurait-il pas été, dans ce cas, un très mauvais médecin ? Sans aucun doute, mais j’ai l’impression que la « communauté scientifique » aurait dit alors que c’était un « grand scientifique ».

Que penser de ces autres médecins qui, préférant ne rien donner à leurs malades (parce qu’il n’y a aucun médicament dans leur liste qui indique qu’il est efficace contre le Covid), les ont renvoyés chez eux en leur disant : prenez du Doliprane et si ça ne va pas bien du tout, revenez nous voir. Combien sont ainsi rentrés chez eux, puis sont revenus à l’hôpital, parfois pour y mourir ?

Je pense à un exemple, même si j’ai cru comprendre qu’en médecine exemple ne vaut pas preuve. C’est le Maroc où les autorités ont décidé, le même jour que la France, de confiner sa population. Sauf qu’en France il y avait déjà plus de 8000 cas déclarés, alors qu’au Maroc il n’y en avait que 18 ! Et là-bas, ils ne se sont pas posé la question : dès les premiers symptômes, c’était hospitalisation (donc, isolement) et le « traitement Raoult ». Trois mois plus tard, on dénombre 30.000 morts en France. Et 216 au Maroc…

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