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C'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses



Ce gouvernement me fait penser aux foires qui se tenaient une fois par an dans nos petites villes de province, et qui attiraient les chalands des campagnes alentour. On y trouvait de tout : des vêtements, des ustensiles de cuisine, des barbes-à-papa, des manèges, des bonimenteurs et des bestiaux.

Jean Castex a cette allure de maquignon qui tourne autour des culards et qui, d’un œil attendrissant, va voir le propriétaire de la bête. Au moment même où il arrive près de lui, l’éleveur sent l’embrouille, il ne sait pas encore comment le maquignon va lui mettre à l’envers, mais il sait qu’il va le faire… Quand il repart, la bête est vendue, mais pas au prix attendu.

Aujourd’hui, en observant et en écoutant le premier des ministres, j’ai le même sentiment que ce paysan à la foire. Je sens la pommade qui fait du bien à la douleur, j’écoute ses paroles qui paraissent m’apprivoiser, et pourtant je me dis qu’il y a un loup.

Et finalement, je me souviens de l’adage selon lequel c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses. Dans un peu moins de 600 jours…

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