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Après le Ségur, le "c'est dur"



Dans notre système électoral, tous les présidents de la République ont tendance à ne retenir que le pourcentage des suffrages exprimés qu’ils ont obtenu au second tour et qui, par définition, dépasse peu ou prou les 50%. Ils oublient le pourcentage des suffrages par rapport aux électeurs inscrits. Et à part Chirac en 2002 (pour les raisons que l’on sait…) qui a obtenu 62% des inscrits, aucun, depuis l’élection au suffrage universel en 1965, n’a obtenu l’assentiment d’une majorité de Français. Mais ils oublient surtout le premier tour de ces élections, et là encore du point de vue du score obtenu par rapport aux inscrits. Mitterrand, qui a obtenu le meilleur score en 1988, n’a recueilli « que » 27,3%. Macron, 18%...

Il paraît évident dans ces conditions qu’un candidat élu s’évertuant à appliquer strictement son programme, qui n’a été approuvé que par 18% des électeurs inscrits, aura du mal à le faire. Alors, soit il s’entête, soit il met de l’eau dans son vin. Tous ont choisi la deuxième solution. Macron, pas encore vraiment…

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