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Je vais tenter de vous expliquer pourquoi il m’aurait paru incongru qu’Amélie Nothomb obtienne le prix Goncourt, alors que Philippe Lançon (Le Lambeau), l’an dernier, en avait été écarté. Je n’ai pas lu son roman qui « goncourait » cette année, mais j’ai lu celui paru en 2004, Ni d’Eve ni d’Adam. Nothomb y raconte une histoire amoureuse avec un jeune Japonais. Elle écrit, page 71, que sa copine belge résidant à Tokyo part en vacances et lui confie son appartement : « Christine ne rentrerait que dans trois semaines. Je proposai à Rinri de profiter au maximum de son appartement. (…) Le jeune homme fut ravi de ma suggestion. » Et page 82, ce que j’ai compris (qu’elle a partagé l’appartement avec Rinri) se confirme : « Le retour de Christine approchait à grands pas, nous envisagions avec terreur de quitter cet appartement qui avait joué un tel rôle dans notre liaison. » Seulement, page 129, Nothomb semble avoir oublié cet épisode car elle écrit : « Quelques jours plus tard, Rinri m’annonça au téléphone que sa famille était partie pour un voyage d’une semaine. Il me pria de m’installer chez lui pendant cette période. J’acceptai avec autant de curiosité que d’appréhension : jamais je n’avais fait un si long séjour en sa compagnie. »

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