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2021 sans dérives sectaires



Comme prévu (sauf par ceux qui ignorent tout de l’islam ou qui feignent de l'ignorer...), les négociations voulues par l’État sur la gestion d’un islam de France sont en train de partir en cacahuètes…

Pour la simple et bonne raison que l’appellation même d’islam DE France n’a strictement aucun sens ! A la rigueur pourrait-on envisager un islam EN France. Et même dans cette hypothèse, ce ne serait pas à l’État de s’occuper de ce genre d’organisation. Pour au moins deux raisons : 1) le principe de séparation des Églises et de l’État doit rester intangible, le moindre petit doigt mis dans l’engrenage de la machine risquant d’emporter tout le corps ; 2) un musulman n’a pas de comptes à rendre à qui que ce soit sur Terre, et surtout pas à une « association » autre que la oumma (la communauté musulmane) ; par conséquent, personne ne peut parler en son nom, et encore moins négocier à sa place la propre pratique de sa religion…

Il serait donc temps que nos gouvernants prennent conscience de tous les coups inutiles qu’il y a à prendre à se mêler de ces affaires de croyances et de réglementation des pratiques cultuelles. En revanche, l’État dispose d’outils très efficaces pour veiller à ce que l’islam en particulier mais toute autre religion en général pratiquée dans notre pays soient cohérents avec les valeurs de la République ; encore faudrait-il qu’il s’en serve. Et, pour le coup, dans le seul intérêt de la Nation, pas dans l’intérêt ou au détriment d’une communauté religieuse.

Ce serait un moyen de souligner, de rappeler sans cesse qu’il ne doit y avoir en France qu’une communauté nationale, et pas une juxtaposition de « communautés » fondées sur tel ou tel sentiment d’appartenance philosophique ou religieuse. Cet aspect ne peut en aucun cas être négociable. Cela signifie que tout citoyen refusant délibérément d’accepter les lois de la République n’a pas sa place dans cette République. C’est un choix qui lui appartient, mais s’il n’est pas en capacité d’en tirer lui-même des conclusions, alors c’est à la loi de la République de le lui rappeler et d’agir en conséquence.

Estimer que les principes religieux ou spirituels, auxquels chaque citoyen, de façon intime, a le droit d’adhérer en étant assuré de le faire en toute sécurité (c’est le principe même de la laïcité !), sont supérieurs à l’ensemble des règles qui donnent un sens à la communauté nationale, constitue un délit, voire un crime, en fonction de la gravité des conséquences qu’entraîne cette dérive. Délit ou crime qui doivent faire l’objet de sanctions judiciaire et/ou administrative.

Le temps semble venu de cesser de tergiverser dans ce domaine. Tout responsable politique digne de ce nom ne peut plus envisager ces questions essentielles avec la moindre arrière-pensée électorale, qu’elle aille dans un sens ou dans un autre.

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